Presse | Zona Franca

EXTRAITS DE PRESSE

Georgi Lazarevski sonde l’âme de la Patagonie en « Zona Franca » – Entretien avec le réalisateur - BLOG DOCUMENTAIRE

« Le film de Georgi Lazarevski est une sorte d’ »envers de la carte postale« , une obligation pour ceux qui sont en villégiature dans ce pays exposé à une douleur toujours reconduite, de briser le mythe, de prendre un certain recul pour mettre en perspective des situations qui conduiraient à porter un autre regard, un regard qui interroge notre monde. » Francis Dubois - SNES

Peu à peu remontent à la surface du film, pour percer la devanture des apparences promotionnelles, quelques-uns des actes fondateurs de cette société, consubstantiels de l’invention des inégalités qui prospèrent encore en cette terminaison de la terre des hommes, innervée de bien des ressorts d’oppressions très communément partagés. Et le film alors, par-delà l’histoire circonscrite au bout du monde qu’il fait mine de relater, de se faire ainsi une cruelle et lucide leçon d’histoire universelle, dans le jaillissement d’une mémoire des peuples que ceux qui président à leur marche se verraient bien envoyer au bûcher.

LIBERATION - Julien Gester

En explorant les paysages surréels de la Patagonie chilienne, à l’extrémité du monde, Georgi Lazarevski, d’origine yougoslave, apporte une réponse sceptique et teintée de mélancolie : la société moderne à son stade le plus avancé, celui du tourisme, foule du pied toute terre existante et réécrit l’histoire à l’aune de ses itinéraires tout tracés. Georgi Lazarevski dévoile, grâce à un sens consommé de l’espace, la splendeur terrible de cette région. Sans jamais verser dans le « paysagisme », il désigne les fractures (clôtures des propriétés), les fissures (les stations d’extraction hydraulique du gaz), les stigmates (la zone commerciale perçue comme un non-lieu) logés dans ses reliefs hallucinants.

LE MONDE - Mathieu Macheret

Ce beau documentaire de Georgi Lazarevski explore le quotidien laborieux des habitants de la Patagonie chilienne, invisible aux yeux des touristes qui affluent durant l’été austral. (...) En braquant sa caméra sensible et avisée sur trois habitants de cette contrée inhospitalière, il brise le vernis unanimiste qui couvre aux yeux du monde la réalité de l’extrême sud du continent américain. (...) En filmant le relief escarpé et la pampa aride de la Patagonie, Lazarevski semble chercher un témoin de cette violence inscrite jusque dans le paysage, souvent barré de barbelés.

LES INROCKUPTIBLES - Mathieu Dejean

Dans ce beau documentaire tourné dans la région de Punta Arenas, le photographe franco-belge d’origine yougoslave Georgi Lazarevski met finalement au jour des pépites de vérités enfouies sous les beautés de la nature : colonisation, industrialisation, tourisme de masse. Un film politique au sens fort mais aussi nuancé, qui laisse leur place au rêve, aux sentiments, à la pudeur.

LE CANARD ENCHAÎNÉ - David Fontaine

Un documentaire vivant et touffu, qui passe progressivement de la majesté sereine et froide des paysages à l’effervescence urbaine.

L’HUMANITE - Vincent Ostria

Le film s’articule autour de trois beaux portraits, loin des cartes postales, eux aussi : un chercheur d’or sans le sou, un routier activiste et une vigile fan de Pulp Fiction. Pas de commentaire. Mais des plans qui, savamment, s’entrechoquent… Ce documentaire sensible et inspiré tient de l’expérience immersive.

TELERAMA - Pierre-Julien Marest

Film nourri au combat de manifestants, tantôt naïfs, tantôt avisés, contre des forces qui les dépassent, Zona Franca abonde de témoignages passionnants. A la fois social et écologique, le document refuse l’étiquette d’oeuvre altermondialiste pour se faire la peinture rigoureuse d’oppositions, picturales et humaines, jusque dans la forme, entre élans contemplatifs et entretiens atypiques. Dans tous les cas, Georgi Lazarevski réussit son pari et délivre une passionnante réflexion sur cette nouvelle ère de colonisation, la mondialisation.

A VOIR A LIRE - Frédéric Mignard

Un geste cinématographique magnifique d’émotion et d’intelligence. Rivette parlait d’affaire de morale à propos du malencontreux travelling de Pontecorvo dans Kapo. Sur ce plan, Lazarevski est d’une éthique irréprochable, en n’objétisant pas son protagoniste, en laissant de l’espace à l’humain.

CRITIKAT - Nicolas Journet

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

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