L’Assemblée : ce cher mois de mars

Publié le 25 mai 2017

En posant sa caméra place de la République dès les premiers jours de Nuit Debout, Mariana Otero accouche d’un documentaire désabusé (mais pas désespéré) sur la possibilité d’un total renouveau, en même temps que d’une réflexion passionnante sur le langage.

(...)L’Assemblée déroule une superbe analyse du langage, de ses limites et de ses différentes façons d’exister. La mise en place d’une communication non verbale (une sorte de langue des signes se résumant à une dizaine de gestes) permet à ceux et celles qui écoutent d’exprimer instantanément leur adhésion ou leur lassitude face à ce qui est dit. Très belles images d’une foule compacte dont les membres en pleine chorégraphie individuelle finissent par créer un grisant effet collectif. Le langage verbal, lui, ressort du film complètement fourbu. Si de très belles interventions mettent du baume au cœur ou le sourire aux lèvres, c’est le caractère très vain de certains échanges qui finit par provoquer la nausée. Les Nuit Debout ne le réalisent pas, mais en s’enfermant dans une interminable guerre rhétorique (qui ne semble pas avoir avancé au bout du cinquantième jour), ils semblent oublier qu’autour d’eux, le monde continue de tourner.

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Thomas Messias - ACCREDS

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