“Avant la fin de l’été”, des iraniens en balade dans un parfait film buissonnier

Publié le 21 mai 2017

Le premier long métrage de Maryam Goormaghtigh faisait l’ouverture de l’ACID. La cinéaste livre un très beau film de bande et de contrebande, entre documentaire et fiction.

Trois amis iraniens dans un Renault Espace sillonnent le sud de la France pour trouver une copine à l’un d’entre eux, et lui donner ainsi une bonne raison de ne pas rentrer au pays. Une quatrième personne est avec eux dans la voiture, mais on ne le verra pas : elle s’appelle Maryam Goormaghtigh, elle a 35 ans, des origines perses, des nationalités à la pelle (France, Belgique, Suisse…), un regard en or et elle a réalisé avec ses copains un parfait film buissonnier qu’elle partage en ouverture de l’ACID. Un film de bande, donc, mais aussi de contrebande, où il s’agit d’infiltrer la cathédrale du Cinéma d’Auteur, son esprit de sérieux, sa noirceur obligée, son goût pour les grands sujets et la grande forme, pour y en repeindre les murs en bleu et jaune pastel. Le récit avance cahin-caha, au gré des pérégrinations aléatoires de ses trois trentenaires tardifs, tenaillés entre la mélancolie et la joie provoquées par l’exil.

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