Voyons-nous au Majestic #10 : David d’Ingeo

Publié le 10 juin 2015

Durant toute la quinzaine cannoise, le photographe du Monde Yann Rabanier a planté une drôle de guitoune au rez-de-chaussée de l’hôtel Le Majestic. Composée de deux chambres, l’une plongée dans le noir – où se tient le preneur d’images – et l’autre recouverte d’un grand-voile blanc – où pose le sujet –, la cabine relève autant du Photomaton que de l’hommage à La Dame de Shanghaï, d’Orson Welles, opportunément projeté à Cannes Classics, à l’occasion du centenaire de la naissance du cinéaste américain. Car, à l’instar de Rita Hayworth, le modèle se trouve face à des bris de glace, éparpillés façon puzzle aux quatre coins de la cahute. Manière de jouer avec la vanité cannoise, ce vaste miroir aux alouettes où défilent, pour le meilleur et pour le pire, les Narcisse en goguette.

David d’Ingeo est le dixième à se prêter à l’exercice, après les comédiens Rod Paradot, Pauline Lloret-Besson, Salma Hayek et Mélanie Thierry, les cinéastes Elie Wajeman, Louis Garrel, Barbet Schroeder et Valérie Donzelli, et le chanteur Philippe Katerine. Dans De l’ombre il y a, le deuxième long-métrage de Nathan Nicholovitch, présenté à l’ACID, l’acteur campe Mirinda, un homme qui se prostitue à Phnom Penh, et vit en femme.

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LE MONDE
23.05.2015

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