Voyons-nous au Majestic #4 : Pauline Brisavoine

Publié le 16 mai 2015

Durant toute la quinzaine cannoise, le photographe du Monde Yann Rabanier a planté une drôle de guitoune au rez-de-chaussée de l’Hôtel Le Majestic. Composée de deux chambres, l’une plongée dans le noir – où se tient le preneur d’image – et l’autre recouverte d’un grand voile blanc – où pose le sujet –, la cabine relève autant du Photomaton que de l’hommage à La Dame de Shanghaï, d’Orson Welles, qui sera opportunément projeté à Cannes Classics, à l’occasion du centenaire du cinéaste américain.

Car, à l’instar de Rita Hayworth, le modèle se trouve face à des bris de glace, éparpillés façon puzzle aux quatre coins de la cahute. Manière de jouer avec la vanité cannoise, ce vaste miroir aux alouettes où défilent, pour le meilleur et pour le pire, les Narcisse en goguette.

Pauline Brisavoine est la quatrième à se prêter à l’exercice, après le comédien Rod Paradot, le réalisateur Elie Wajeman et la star Salma Hayek. Suivie par une équipe de TF1, la jeune femme est l’héroïne de Pauline s’arrache, réalisé par sa sœur Emilie, grande révélation de l’ACID. Tourbillonnant, elle est partie comme elle est venue : en famille.



Clarisse Fabre - LE MONDE
16 mai 2015

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