Voyons-nous au Majestic #5 : Philippe Katerine

Publié le 18 mai 2015


Durant toute la quinzaine, le photographe du Monde Yann Rabanier a planté une drôle de guitoune au rez-de-chaussée de l’Hôtel Le Majestic. Composée de deux chambres, l’une plongée dans le noir – où se tient le preneur d’image – et l’autre recouverte d’un grand voile blanc – où pose le sujet –, la cabine relève autant du Photomaton que de l’hommage à La Dame de Shanghaï, d’Orson Welles, opportunément projeté à Cannes Classics, à l’occasion du centenaire du cinéaste américain.

Car, à l’instar de Rita Hayworth, le modèle se trouve face à des bris de glace, éparpillés façon puzzle aux quatre coins de la cahute. Manière de jouer avec la vanité cannoise, ce vaste miroir aux alouettes où défilent, pour le meilleur et pour le pire, les Narcisse en goguette.

Philippe Katerine est le cinquième à se prêter à l’exercice. Dans le réjouissant premier long-métrage de Benoît Forgeard, Gaz de France, présenté à l’ACID, le chanteur et comédien incarne nul autre que le président de la République, en chute libre dans les sondages. Parmi ses modèles, il dit avoir emprunté à François Hollande sa « lenteur » et à son propre père son « mode de gouvernance », tourné vers « l’ouverture ». Devant l’objectif, Katerine pose en chapeau de paille, veste de velours vert et valise pour chien turquoise, dans laquelle il a rangé, à la place du cabot, ses effets personnels.



LE MONDE
18 mai 2015

Lemonde.fr

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

© 2011 L’acid - Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion | réalisation site : quidam.fr