Braddock America

Un film de Jean-Loïc Portron et Gabriella Kessler

Programmation ACID
Cannes 2013

France - 2013 - 1h41 min -

Sortie : 12 mars 2014

Sélections et prix :

* Les Escales documentaires,
La Rochelle, 2013
* États Généraux du film documentaire 2013, Lussas
* Réalité Tales, Les documentaires de l'ACID à la National Art Gallery 2013, Washington
* Three Rivers Film Festival 2013, Pittsburgh
* Filmer le travail, Poitiers, 2013
* Festival du documentaire de Thessalonique 2014
* Festival International du Film d'Environnement 2014




Scénario : Jean-Loïc Portron
Image : Jean-Loïc Portron
Son : Gabriella Kessler
Montage : Véronique Lagoarde-Ségot
Musique : Valentin Portron

Au Nord-est des Etats-Unis, la ville de Braddock, ancien bastion sidérurgique, a aujourd’hui perdu de sa superbe. Pourtant, une communauté ébauche au quotidien une action solidaire pour dessiner l’avenir.

Subtilement éclairé par des images d’hier et les voix des habitants de Braddock, survivants d’un passé révolu, unis dans leur volonté d’entreprendre et le désir de vivre ensemble, {Braddock America} est une allégorie. Le film raconte avec émotion l’histoire d’une ville américaine tout en racontant la nôtre : celle d’un Occident frappé par la désindustrialisation.

Pourtant, sous les coups des pelleteuses, l’herbe pousse encore et derrière les façades oxydées, des hommes vivent toujours.


PAROLES DE CINÉASTES

Herbes folles, maisons abandonnées, stade déserté de sa jeunesse, Braddock, petite ville américaine des environs de Pittsburgh, a perdu sa raison de vivre, l’acier.
Le film, par la qualité des voix qui s’expriment, les évocations du temps de sa splendeur industrielle, lui redonne son énergie avec son univers de poussière et de feu, sa combativité avec les dénonciations de la rapacité des patrons au mépris des ouvriers.
Par un glissement subtil entre de somptueuses images d’archives et les témoignages des survivants de cette apocalypse, Braddock raconte son histoire tout en racontant la nôtre, celle de nos villes européennes frappées par le même mal, la désindustrialisation.
Bel hommage cinématographique à une ville où l’enfer d’hier s’est transformé en paradis perdu, écho nostalgique de la fin d’un empire.

Daisy Lamothe, cinéaste


Sous les images, la violence, la douleur, le désespoir, une ville fantôme…
Le combat d’habitants et d’anciens ouvriers,
pour ne pas sombrer, pour ne pas être rayés de la carte, pour ne pas être abandonnés comme les meubles de leurs voisins jetés à la rue,
le désir fou de se reconstruire sur des friches malgré les corps alourdis, derniers remparts contre l’oubli et les désillusions,
l’envie de croire qu’il est encore possible de réinventer la vie.

Béatrice Champanier, cinéaste

PAROLES D’EXPLOITANTES

Braddock, America.
Braddock = America.
Braddock a créé l’Amérique.
Et c’est là tout le drame de ce « borough » du Sud de la Pennsylvanie. Ancien paradis au goût d’acier, Braddock est aujourd’hui une ville sinistrée, vérolée par le chômage. Les maisons abandonnées s’y comptent par centaines. Les fumées glorieuses de ses hauts-fourneaux ont fait place au bruit des démolisseuses. Portrait d’une ville, Braddock, America est aussi portrait d’hommes et de femmes qui luttent pour survivre. Et si le passé mi-amer mi-glorieux ressurgit dans leur parole, il renaît aussi au gré d’images d’archives sublimement tissés dans le récit du film. Face caméra ou au hasard des rues et des rencontres, ces « indignés » ouvrent leur cœur et libèrent leurs souvenirs. Et lorsque l’émotion les submerge, la dignité de leur combat est d’autant plus vibrante. Les jours de Braddock sont-il comptés ? Ses habitants, poignées de résistants – Frères d’armes –, se battront ensemble jusqu’au bout pour en être les gardiens. « We few, we happy few, we band of brothers ». Ce cri de ralliement n’a pas de frontière.

Émilie Padellec, coordinatrice, Cinéma 35


Braddock parle de l’Amérique mais aussi de nous. Comment ne pas faire le
lien entre la désindustrialisation de Braddock et celle de Florange et de
tant de sites industriels en France ? On y retrouve toute l’injustice des
décisions prises par des gens absents qui décident de délocaliser… On y
retrouve la déshérence, le chagrin, mais aussi la solidarité et le partage.
Le tout filmé magnifiquement, sans pathos, sans manichéisme…
Les gens de Braddock sont dignes, Jean-Loïc Portron et Gabriella Kessler
leur rendent cette justice avec un documentaire soigné, captivant. Pas un
seul instant les allers-retours entre le passé et le présent ne sont
gênants. Et c’est d’ailleurs ce qui fait la richesse supplémentaire de leur
film : réinscrire ces hommes dans leur passé. On redécouvre une classe
ouvrière américaine faite de sacrifices, de luttes, de solidarité, à l’image
des mouvements ouvriers européens.
Braddock nous décrit comment on construit un pays et comment on le détruit.
Une phrase qui pourrait engendrer de longs débats « Pas de fumée, pas de travail ».
Film citoyen pour des débats citoyens.

Colette Périnet - Programmatrice, Les Alizés à Bron

Les Films


Distribution

ZED
39 rue des Prairies
75020 Paris
Tel : +33 (0)1 53 09 96 96
www.zed.fr


Production

PROGRAM33
Tél : 01 48 07 33 33
Christine Doublet
c.doublet program33.com

www.program33.com


Sortie du DVD - Braddock America

Sortie DVD le 20 janvier 2015 chez ZED Productions
Plus d’informations : www.zed.fr

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