Cités de la plaine

Un film de Robert Kramer

France - 2000 - 110 min - Couleur - 35mm

Sortie : 1er octobre 2001

Sélections et prix :
Semaine Internationale de la Critique Cannes 2000
Scénario : Robert Kramer, Hervé Durand, Julien Cloquet, Richard Copains, Rémi Hiernaux, Françoise Buraux, Keja Ho Kramer et Barre Pillips
Image : Hervé Durand
Son : Julien Cloquet
Montage : Robert Kramer
Musique : Barre Pillips

Avec :
Ben, Amélie Desrumaux, Bernard Trolet, Nathalie Sarles, Lahcène Ouiti, Erika Kramer

Aux confins d'une métropole du Nord de la France, un homme aveugle remonte le fil de sa vie. Venu de loin, il a travaillé, fondé un commerce, une famille. Puis il a tout perdu...


Lorsque je me rends à la salle pour voir ce film, je ne sais pas encore que c’est un film de Robert Kramer. Pour être franc, c’est la première fois que je vois un film de ce cinéaste. Hé oui, je l’avoue. Mais quelle découverte ! Les images défilent comme un ballet et me voilà transporté dans un univers, une histoire qui ne ressemble pas à ce que je vois d’habitude. Une façon de filmer, de mettre en scène les personnages qu’on n’a pas l’habitude de voir. Je pense qu’il devait aimer profondément ses acteurs et son histoire. Il arrive un moment où je suis hypnotisé par le déferlement d’une séquence sans parole. Lorsque je prends conscience de cette hypnose, j’en suis encore plus émerveillé parce que c’est comme un rêve conscient qu’on n’a plus envie de quitter. Ce film est un très beau drame. Bien que le drame ne soit jamais agréable à voir, il n’empêche qu’il peut être beau. C’est ce que j’ai vu dans ce film. La beauté de deux êtres qui s’aimaient d’un grand amour et qui ont fini par se quitter en amenant avec eux une braise éternelle dont ils auront bien du mal à étouffer la chaleur. Chacun doit se faire à l’idée que la séparation était la seule issue possible ou alors, c’était la destruction. Vous imaginez ce que deux êtres peuvent ressentir quand ils continuent à s’aimer secrètement d’un amour profond. Deux êtres qui se quittent à cause d’un quotidien qui devenait étouffant. L’ego, le Moi qui vous plonge dans notre désir de réussite sociale mais qui peu à peu nous fait oublier l’essentiel : l’amour, la vie. Inutile de dire que ce film ne se limite pas à un cadre social ou ethnique, mais touche à l’universalité des êtres. Robert Kramer nous rappelle que la vie nous rattrape un jour ou l’autre et que rien n’est jamais acquis à l’homme. Alors attention que l’être aimé, adoré, exceptionnel et sacré du début ne devienne pas avec le temps, un fantôme dont on devine les formes et non plus le fond. Ca fait réfléchir dans les chaumières. Quel talent !

Djamel OUAHAB, cinéaste

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