Dancing

Un film de Patrick Mario Bernard, Pierre Trividic et Xavier Brillat

France - 1h33 min - - 35mm

Sortie : 30 avril 2003


Image : Xavier Brillat
Son : Jean Umansky
Montage : Stéphane Huter


Avec :
Patrick Mario Bernard, Pierre Trividic, Peter Bonke, Jean-Yves Jouannais

René est artiste plasticien. Regarder, c'est son métier. Son atelier est installé dans la salle d'un dancing désaffecté. C'est là qu'il travaille et vit avec son compagnon. Tout va bien, et pourtant pas si bien que ça. René couve quelque chose. C'est ce qu'il dit. Il ne se sent pas vraiment malade, mais tout lui fait trop d'effet. pourquoi les choses qui rentrent dans sa tête ne veulent-elles plus en sortir ? Comme le portrait de ces deux clowns inquiétants, aperçu dans un magazine. Rien n'y fait. Ni le travail, ni les distractions. C'est en train de tourner à l'idée fixe. René est chaque jour plus obsédé par des signes imperceptibles, que se raison rejette. Mais un beau jour, tout va basculer : René se retrouve alors face à face avec lui-même.


Dancing commence comme un documentaire sur la vie d’un artiste, habitant dans une boîte de nuit en Bretagne et partageant sa vie avec son amant et se termine comme un film fantastique qui nous fait vaciller.

La particularité de Dancing c’est qu’il mélange les genres documentaire, chronique, érotique, drame psychologique, fantastique avec bonheur, intelligence et drôlerie. On sent que les auteurs (puisqu’ils sont trois), se sont amusés et surtout nous font passer cette drôlerie à l’écran. Le début documentaire sur ce plasticien et sa vie en couple est un peu laborieux, mais très vite Dancing nous fait tanguer. C’est à travers le thème du double et de l’homosexualité que les auteurs nous touchent le plus, nous renvoyant à notre propre identité. Que cherchons-nous dans l’autre ? Acceptons-nous l’autre comme il est ? Ou en avons-nous peur. Accueillons-nous l’autre comme il est ? Ou en avons-nous peur. Accueillons-nous l’autre ou choisissons-nous de ne pas être transformé par l’autre ou essayons-nous d’y trouver notre trouble.

Toutes ces questions hantent Dancing. L’apparition du double sous les traits des « Bernard brothers » (sorte de duo masculin imaginaire en robes et noeuds) est tout aussi drôle qu’énigmatique. Le deuxième thème dostoïevskien des auteurs est l’idiotie. Les auteurs excellent dans l’idiotie. Nous jubilons lorsque les crétins d’auteurs s’amusent à faire découvrir l’idiotie au spectateur et que le spectateur en devient intelligent. Nous jubilons ici aux idioties des « Bernards Brothers » parce qu’elles sont proches de notre propre idotie. Le film devient, plus on avance fascinant. Film fantastique, le plus artisanal, il nous entraîne dans un vertige de la réalité, de la perception de la réalité, de la perception de l’autre. Il y a beaucoup d’intelligence, de jubilation et de tendresse dans ce film parce que les auteurs s’y mettent à nu au sens propre et figuré, et avec leur âmes d’enfant font le plus sérieusement du monde les idiots pour notre grande joie. Grand merci aux auteurs de nous livrer un film si libre.

Christophe Loizillon

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À propos de Dancing - Entretien avec Patrick-Mario Bernard et Pierre Trividic

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