Entretien avec Ioanis Nuguet • Le Film Français

Publié le 16 juin 2014

Comment êtes-vous arrivé au cinéma ?

Je viens de la danse. J’ai beaucoup voyagé, notamment en Indonésie. Et au retour, le cinéma m’a pris et j’ai passé un an à regardé cinq à six films par jour. J’avais toutes les cartes illimitées possibles et je passais des journées entières dans les salles. J’ai appris en regardant et j’ai réalisé un premier court-métrage.

Votre premier long-métrage Spartacus & Cassandra est projeté à l’ACID. Comment le présentez-vous en quelques mots ?

Deux enfants, qui étaient en fin de compte les parents de leurs parents, vont se retrouver dans la situation de redevenir des enfants. C’est un film sur une communauté qui dépasse celle de la parentalité et de l’amour, qui est la communauté de l’amour.

Ce film documentaire est donc né d’une rencontre avec deux enfants ?

J’ai atterri sur des terrains rroms. Je ne sais plus comment ça s’est passé exactement. Je me suis senti bien là-bas, j’ai passé du temps avec les gens et puis j’ai commencé à filmer sur place. J’ai d’abord tourné un court-métrage et ensuite, par rencontres successives, on est arrivé à Spartacus & Cassandra. Et le hasard a voulu que je rencontre à ce moment-là un producteur, Samuel Luret, de Morgane Production, qui a aussitôt lancé le tournage avec une grande foi. Je pensais faire une fiction mais Samuel m’a convaincu que le film était là avec la simple histoire de ces deux enfants.

On parle beaucoup des Rroms en ce moment. Comment les filmer différemment ?

J’ai choisi souvent des plans serrés pour ne pas montrer ce contexte des camps comme on le voit tout le temps. J’ai voulu me concentrer sur l’histoire de ces deux enfants et de cette jeune femme qui décide de les prendre en charge.

Un film qui a donc changé votre vie ?

Oui puisqu’à présent je vis avec les enfants et la jeune femme, Camille. Nous sommes tous les quatre à Cannes.

Propos recueillis par Patrice Carré, LE FILM FRANCAIS

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

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