Familles, je vous hais

Un film de Bruno Bontzolakis

France - 1996 - 78 min - Couleur - 35mm

Sortie : 15 octobre 1997

Scénario : Bruno Bontzolakis
Image : Miguel Sanchez-Martin
Son : Florent Blanchard
Montage : Joseph Guinvarc'h
Musique : Nicolas Ducron

Avec :
Marie Boitel, Olivier Brabant, Denis Cacheux, Yvan Kolnik, Nadine Pouilly, Caroline Trousselard

Jessica, dix sept ans, voudrait pouvoir ne pas être sérieuse. Mais comment vivre avec légèreté lorsqu'on a un père militant d'extrème-droite et une mère infidèle ? Comment aimer lorsque le mensonge et l'intolérance sont les principales valeurs d'une famille enlisée dans son confort bourgeois ? Dans sa petite ville de province, entre les tracts politiques et les réunions tupperware, Jessica s'ennuie et doute. Alors elle rencontre des garçons : Thierry, un jeune barman en conflit avec sa mère dépressive et Régis, un employé de son père, lui aussi actif militant d'extrême-droite. Elle aime le premier, défie le second et perd les deux. Perdue dans ses contradictions d'adolescente, Jessica doit affronter l'intolérance et l'incompréhension de ses parents...


Texte de soutien de l'ACID :

C’est pas toujours marrant, le Nord ; le soleil ne réchauffe pas vraiment la plage et encore moins le jeune homme et la jeune fille dont le film retrace la rencontre. Ces deux jeunes gens sont magnifiques parce qu’ils s’élèvent. Ils s’élèvent au dessus de leur condition comme on dit, ils regardent leurs familles une dernière fois, avant de partir... Ou de rester. La question qui les hante est évidemment tragique : pourront-ils s’élever eux-mêmes suffisamment, pour s’envoler, alors que la dévastation familiale qui les a une première fois élevés, éduqués, leur colle à la peau ? Si les personnages de ce film sont encore adolescents, le film, lui ne l’est pas du tout, il montre le désir vital de la jeunesse sans aucune niaiserie lyrique ou idéologique ; en cela il rompt avec les angoisses adolescentes qu’on nous sert fréquemment du type« puisqu’ils sont tous pourris et nous avec, par ici la monnaie et Dieu reconnaîtra les siens » Eh bien, non ici ni Dieu ni maître ! Familles je vous hais nous montre des jeunes gens qui osent se poser la question redoutable : « comment fait-on pour partir si l’on ne sait pas où l’on est ? » Ou encore : « comment ne pas mourir quand on voit d’où on vient ? ».

Claire SIMON, cinéaste

Les Films


Distribution

Les Films de l’Atalante


Production

Quo Vadis Cinéma


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