L’Arbre aux cerises

Un film de Marc Recha

Catalogne - 1998 - 94 min - Couleur - 35mm

Sortie : 20 octobre 1999

Scénario : Marc Recha
Image : Miguel Llorens
Son : Albert Manera
Montage : Ernest Blasi
Musique : Toti Soler

Avec :
Pep Cortes, Jordi Dauder, Raul Julve, Berna Llobell, Diana Palazon, Blai Pascuall, Rosana Pastor, Pere Ponce, Isabel Rocatti, Miguel Angel Romo

Marti, Roser, Andreu, Dolors, Angèl, Miquel. Tous ces personnages se rencontrent dans un petit village au Sud de Valence, en décembre 1994. Ils dévoilent chacun à leur manière leurs blessures secrètes, leurs rêves inavoués, leurs amours déchus ou leur peur de la mort.

Dans une ambiance hivernale, face à la magie de la nature, ils sont réunis pour un instant autour de l'arbre aux cerises, symbole de la vie.



Tout en finesse et en suggestion, le deuxième film de ce jeune réalisateur espagnol, appelle le spectateur à remplir les espaces vides et met en branle chez lui une double activité de la méditation et de la contemplation. On pourrait résumer le sujet comme la chronique d’un petit village au sud de Valence où des histoires simples de la vie s’entremêlent mais, la construction fragmentaire n’apparaît que comme une résultante. Exposées comme des morceaux d’une mosaïque, les différentes intrigues disparaissent en progressant et ouvrent sans cesse le champ au véritable sujet du film : l’espace, le temps et la mémoire qui les réunit en chacun de nous. Recha est photographe, ses cadres peu à peu, sans les évacuer, relativisent la présence des protagonistes et leurs dilemmes rapetissent devant l’espace quasi immuable de ce superbe village (opposé par fines touches à l’espace urbain). Les paysages qui l’entourent deviennent peu à peu les véritables personnages et les sons de la nature des dialogues (la bande son est magnifique, musiques et sons s’y entremêlent subtilement). C’est un film envoûtant comme l’inaction (« Les malades ici sont tous en bonne santé » dira le docteur Marti à son successeur) et serein comme la vie d’un arbre fruitier, symbole de la vie humaine, éphémère comme lui. Avec poésie et simplicité il ramène l’agitation humaine (pourtant limitée à son expression la plus sobre : partir, mourir, aimer, trahir, voler, pardonner), avec ses grandeurs et ses mesquineries à leur juste place dans le merveilleux de la vie. Une invitation à ouvrir les yeux.

Luc BONGRAND, cinéaste

Les Films


Distribution

Atocha Films

Tél :


Production

Antonio CHAVARIAS

Tél :





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