Mimi

Un film de Claire Simon

France - 2002 - 105 min - Couleur - 35mm

Sortie : 9 avril 2003

Sélections et prix :
Séléction au Festival de Berlin 2003 "Forum International de Nouveau Cinéma"
Scénario : Claire Simon
Image : Claire Simon et Michel Dunan
Son : Pierre Armand et Jean-Pierre Laforce
Montage : Claire Simon, Julie Pelat, Jean mallet et Michel Toesca
Musique : Diego Origlia et Mohamed Mokhtari

Avec :
Mimi Chiola, Diego Origlia, Mohamed Mokhtari, Didier Conti, Michael Melikian, François Cavallo, Victoire Salvini, Philippe Bouillon, Valérie Bouricand

Mimi n'est pas une vedette c'est quelqu'un. J'ai voulu faire un film de la vie de Mimi. De la vie de quelqu'un, donc. M'attacher le plus possible à cette singularité afin d'y rencontrer le romanesque d'une vraie vie. Que j'allais découvrir en la filmant. Là, dans sa ville à Nice, ou à la montagne, au gré des lieux familiers ou inconnus où j'ai filmée, j'ai attendu que son histoire que je ne connaissais pas encore lui revienne, et qu'elle me raconte les scènes qui composent son roman personnel.


PAROLE DE CINÉASTE

Mimi a la soixantaine.
Telle un guide, elle nous montre Nice et ses faubourgs, raconte ses souvenirs d’enfant, se dévoile un peu. Pendant longtemps, on ne sait pas trop d’où elle vient, ni ce qu’elle veut dans la vie. Mais il s’installe entre elle et nous une sympathie, l’envie d’en savoir plus, de communiquer.
Film sur l’existence d’une femme au destin unique, La Vie de Mimi, le dernier documentaire de Claire Simon, fait voyager le spectateur dans la mémoire et le présent d’une région. C’est dans un incessant aller-retour entre le singulier et le collectif, entre le typique et l’universel que se tisse la matière de ce film beau et troublant. Cette oscillation entre le petit et le grand, qui laisse libre cours à l’imaginaire, se retrouve jusque dans les choix de cadrage, avec une caméra qui se plaît à passer du visage halé de l’héroïne aux paysages tour à tour dévastés et sublimes des Alpes Maritimes.
C’est d’ailleurs toute la force du film que de ne rien imposer, de tout suggérer et donc de tout autoriser (les lieux, dans ce film, qui appellent les souvenirs de Mimi, prennent souvent valeur de symbole pour nous : une maison devient La Maison, une gare devient La Gare, etc.). Et chaque morceau d’espace, autoroute suspendue ou montagne ensoleillée, chaque personnage, qu’il soit convoqué par la parole de l’héroïne ou croisant l’objectif de la caméra, s’affirme comme un encouragement à questionner notre propre histoire.

François LUNEL, cinéaste

Les Films


Distribution

Pirates


Production

Maïa Films


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