Mina, à propos du Challat : « Une certaine vision de la femme... »

Publié le 10 juin 2014

La critique de Mina Bastid a été retenue pour Le Challat de Tunis. « Ce film de Kaouther Ben Hania repose sur un fait divers tunisien, l’histoire du Challat, l’homme qui balafre les fesses des femmes », annonce en préambule l’élève, avant de poser le sujet.
« Le film raconte l’histoire d’une jeune réalisatrice qui cherche à rencontrer ce mystérieux inconnu que finalement personne n’a jamais vu... C’est finalement un certain Jallel qui se présente auprès de la réalisatrice comme étant le coupable de ces agressions. »

La place des hommes et des femmes

« Quelques hommes voient dans cet acte et dans l’existence du Challat une certaine morale, dans une société tunisienne où la relation des esprits au corps féminin est encore complexe. Dans cet univers où hommes et femmes peinent à trouver leur place, le statut de l’homme est montré comme ambigu et la femme, ayant du mal à s’imposer, est difficilement respectée » analyse la lycéenne.
Le Challat de Tunis est pour elle « une fiction à la manière d’un documentaire à laquelle viennent s’ajouter une histoire d’erreur judiciaire et une touche d’humour pas toujours convaincante, ainsi que l’intervention de nombreux hommes qui peuvent choquer par leur misogynie. »
Des points faibles certes, selon Mina, « mais une présence dans ce festival amplement justifiée par l’excellence des acteurs et la subtile frontière créée entre fascination et révolte. Un mythe alors assez bien interprété mais une vision de la femme qui peut plaire comme indigner. »

Propos recueillis par Chrystèle Burlot, Nice Matin

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

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