Reda Kateb, notre héros du Festival de Cannes

Publié le 19 juin 2014

Il ne se considère pas comme un boulimique mais a pourtant défendu trois films au 67e Festival de Cannes. Rencontre en deux temps, trois mouvements avec l’acteur Reda Kateb, révélé par Jacques Audiard dans Un Prophète et devenu depuis l’un des visages incontournables du cinéma français et mondial.


Jeudi 15, Qui Vive de Marianne Tardieu aux côtés de la belle Adèle Exarchopoulos, à l’ACID. Mardi 20, Lost River de Ryan Gosling aux côtés du beau Ryan Gosling et de la sublime Christina Hendricks dans la section Un Certain Regard. Vendredi 23, Hippocrate de Thomas Lilti aux côtés de Vincent Lacoste en clôture de la Semaine de la critique : voilà pour les trois travaux du Hercule cannois, Reda Kateb, toujours disponible malgré la fatigue et l’intense promotion autour des trois longs métrages. Nous l’avons rencontré à deux reprises, fil rouge parfait de ce 67e Festival de Cannes. Il nous a parlé de son travail d’acteur, de ses choix de carrière et de son désir de passer derrière la caméra. (...)

Sur Qui Vive de Marianne Tardieu présenté à l’ACID, et sa partenaire Adèle Exarchopoulos

« Le tournage s’est passé en équipe, comme un collectif. Nous étions très unis. Le timing était très serré. Nous avons tourné ce film sur cinq semaines et demie, avec six jours de travail sur sept. Nous avions à respecter un gros plan de travail et du coup il fallait se serrer les coudes.

Ma première surprise a été à la découverte du scénario. J’avais déjà travaillé avec Marianne Tardieu qui était assistante caméra sur un court dans lequel j’avais joué. Elle m’a envoyé son scénario et on a réussi à faire financer ce film. C’est une belle histoire de se retrouver à Cannes ensemble. (Adèle Exarchopoulos interrompt l’interview en claquant une bise à son partenaire de jeu dans le film, Ndlr). On a tourné ce film avant la présentation de La Vie d’Adèle. Elle n’était pas connue quand on fait Qui Vive. Adèle a un instinct de jeu très fort, très puissant. Elle a une immédiateté, une justesse. Elle est toujours en place, dans le moment. J’ai été ravi de tourner avec elle. Après j’ai vu La Vie d’Adèle et j’ai été admiratif. » (...)

Propos recueillis par Yannick Vely, Paris Match

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

© 2011 L’acid - Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion | réalisation site : quidam.fr