Le Sentiment de la chair

Publié le 5 janvier 2011

Le Parisien

Pierre Vavasseur

On a « Le Sentiment de la chair » dans la peau.

Inutile de chercher des affiches partout, ce n’est pas un film qui brille par sa force de frappe promotionnelle. Aidons donc avec fougue « le Sentiment de la chair », premier long-métrage de Roberto Garzelli, ancien assistant de Marco Ferreri (« la Grande Bouffe »). Voilà un film novateur sur la passion amoureuse.

Ses deux acteurs principaux, Annabelle Hettmann, danseuse de formation à l’Opéra de Paris, et Thibault Vinçon, qu’on vient de voir sur France 2 dans « la Peau de chagrin », viennent d’être nominés aux César 2011 dans la catégorie révélation. C’est mérité. Ils ont pris à bras-le-corps, c’est le cas de le dire, cette histoire d’amour aussi délicate qu’audacieuse, avec risques constants de sortie de route.

Capable de reproduire sur papier Canson les moindres détails physiques de son amant, Héléna rêve, technologie aidant, d’être explorée par Benoît. Voilà. C’est tout, c’est grand, c’est puissant, c’est formidable. La scène finale, certes dérangeante, est d’une infinie beauté. Allez voir ce film. Même s’il vous choque, vous ne l’oublierez pas. Qu’attendons-nous d’autre d’une œuvre d’art ? « le Sentiment de la chair » est un film qu’on a dans la peau.

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

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