« Robert Mitchum est mort » : sur la route, direction le cercle polaire

Publié le 13 avril 2011

Franky est un jeune acteur migraineux de troisième zone, complètement déprimé depuis que sa petite amie l’a quitté. Arsène, son manager, est un mythomane inquiétant, à mi-chemin du rocker gominé et du mafieux ringard, qui transporte dans une mallette noire le scénario du film ultime et un revolver au cas où. Douglas est quant à lui un grand Noir costaud, zazou musicien qui adopte à l’égard de la vie la plus noble des désinvoltures.

A l’initiative d’Arsène (Olivier Gourmet), ces trois originaux se retrouvent pour un périple destiné à rejoindre un festival de cinéma où le soleil ne se couche jamais, quelque part du côté du cercle polaire. Ils sont supposés y rencontrer un réalisateur cacochyme de l’âge d’or hollywoodien, auquel Arsène espère confier son film et son poulain. Le résultat de cette insolite configuration est un road movie absurde, décalé et languissant, dont l’horizon esthétique se trouve du côté de l’Américain Jim Jarmusch et du Finlandais Aki Kaurismaki.

Trop dépourvu de susbtance et de tenue pour y atteindre, Robert Mitchum est mort parvient à s’approcher quelquefois d’une poésie de la désolation à laquelle on ne saurait rester insensible.

Jacques Mandelbaum

Revues de presse

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Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

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