Rock’n roll et cinoche à gogo ! Un road-movie « mélancomique »

Publié le 14 avril 2011

Belge avec un B majuscule. Comme dans Bob, Branque, Barjot, Bien Barré.

Pourquoi Mitchum ? Parce que le Bob en question un jour déclara : « Acteur de cinéma... Je me suis dit que si Rintintin pouvait y arriver, ce serait du gâteau pour moi. » Parce que surtout, alcool fort, clope au bec, oeil qui frise, sourire en coin, humour à froid, élégance et décontraction vont de pair avec le premier long métrage de Kihn et Babinet déboulant, genre cocktail mortel, sous bannières franco-belge, polonaise et finlandaise.

Et aussi parce qu’il y est question d’un acteur dépressif et de son manager survitaminé qui taillent la route en compagnie d’un musicien fantôme direction le cercle polaire où vit reclus un cinéaste mythique.
Excentrique

En route pour un road-movie « mélancomique », semé d’imprévisibles et irrésistibles croche-pieds follement cinématographiques, composé par un duo d’artistes qui comme David Lynch, Jim Jarmush et John Waters se sont cramé la cervelle à hautes doses de rock’n roll.

Une histoire de branquignols, fringués comme des cadillacs volées, qui tanguent sous des ciels pas possibles, pareils à ceux sous lesquels déambulait Wenders dans ses premiers films. Pas étonnant d’ailleurs de retrouver à la caméra Timo Salminen, le chef opérateur attitré d’Aki Kaurismaki qui chouchoute ses couleurs hyperréalistes et ses plans crépusculaires. Et partout, devant et derrière l’objectif, des excentriques... Un compositeur, Étienne Charry qui rime avec Gondry. Des acteurs, mieux que ça encore, des gueules, des voix, des physiques, des natures romanesques et émouvantes, Olivier Gourmet et André Wilms, Pablo Nicomedes et Bakary Sangaré, de la Comédie française s’il vous plaît. Des actrices aussi, femmes fatales de l’espèce de la plus craquante : une Betty Page voire une Ava Gardner polonaise, Danuta Stenka, qui en un quart de sourire vous met le feu au cinéma. On appelle ça la grâce !

PHL

Revues de presse

« En proposant un modèle solidaire fondé sur l’idée de rencontre, l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion révèle aujourd’hui nombre de jeunes cinéastes. »

Thierry Méranger, les Cahiers du Cinéma

© 2011 L’acid - Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion | réalisation site : quidam.fr