The End

Un film de Hicham Lasri

Programmation ACID
Cannes 2012

Maroc - 2011 - 1h45 min - Noir & blanc - DCP

Sélections et prix :
Festival de Tanger, Festival de Marrakech, Festival du film d’auteur de Rabat, Festival Abu Dhabi, Festival Kerala, Festival Lumière d’Afrique, Festival du Premier film d'Annonay, Festival Black Night, Festival LatinArab Cinéma

Scénario : Hicham Lasri
Image : Maxime Alexandre
Son : Patrice Mendez
Montage : Julien Foure
Musique : Barry

Avec :
Sam Kanater, Salah Ben Salah, Hanane Zoudhi, Nadia Niazi, Malek Akhmiss, Hassan Badida, Adil Abatourab, Haitham el-Idrissi, Salma Ed-Dlimi

Casablanca 1999. Un air d’incertitude plane sur le Maroc et sur Mikha, un marginal. Il trouve en Daoud, commissaire de police, un père, et l’amour auprès de la charmante Rita, surveillée par ses frères.

1999 in the streets of Casablanca. Mikha, a misfit parking guard finds a father in Daoud, a police superintendent, and falls in love with Rita.


Dès le générique, on commence la tête en bas et l’on pressent que rien dans ce film ne sera bien normal. Vision apocalyptique d’un pays en fin de règne, The End réussit l’exploit de naviguer dans un surréalisme total tout en étant ancré dans une réalité poisseuse. C’est qu’ici, dans cet univers hallucinatoire, tout n’est que métaphores, images à double, triple, quadruple sens.
Les êtres vivent au niveau du caniveau, mais les mouvements de caméra s’étirent vers le ciel, les paroles sont ordurières mais les désirs d’une pureté angélique, les actes sont brutaux mais l’espoir tire chacun vers un paradis en forme de mirage. On pourrait prendre ce film comme un exercice de style baroque et ce ne serait déjà pas si mal tant l’invention visuelle est présente dans chaque scène, mais ce ne serait qu’aveuglément face à sa portée profonde.
Derrière la folie ambiante, les personnages sortis de comics, nous avons affaire à une satire sociale d’une crudité et d’une violence inouïe.
Les influences cinématographiques sont ici digérées, malaxées et régurgitées dans une œuvre qui finalement ne ressemble à aucune autre.
Un poème cru et cruel où l’imaginaire est le meilleur révélateur de la violence du monde.

Emmanuel GRAS, cinéaste

Les Films


Production

La Prod
Lamia Chraibi
prodlamia gmail.com


Revue de Presse - The End

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